Journal des Savants

 

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Edition de 1878

"Origine de la Tasmanie: la terre découverte par le navigateur hollandais Abel Tasman, le 24 novembre 1642, a longtemps posé un double problème aux géographes et aux anthropologistes. Bien avant Tasman, les premiers explorateurs de ces mers lointaines avaient visité les côtes de la Nouvelle-Hollande sur plusieurs points et l'unité de ce continent commençait à se dégager des observations déjà recueillies de la Terre de Nuyts à la Terre d'Arnheim... En 1782, le malheureux Marion du Frêne mouilla dans la baie de Frédéric-Henri. Il n'y fit qu'un très court séjour et se rendit directement à la Nouvelle-Zélande où il devait périr, massacré avec une partie de son équipage par Takouri, chef maori, qui vengeait ainsi un de ses parents, enlevé trois ans auparavant par Surville, pour punir le vol d'un canot. Le capitaine Furneaux, accidentellement séparé de Cook, vint toucher à la Tasmanie en 1773 et se crut évidemment sur les côtes d'une prolongation de la Nouvelle-Hollande. Cook lui-même partageait la même opinion lorsque, à son troisième voyage, en 1777, il vint à son tour reconnaître la terre découverte par Tasman... Ce fut un simple particulier qui aborda de front et résolut le problème. En 1798, Bass, chirurgien du vaisseau Reliance, partit de Port-Jackson dans une petite barque, avec six hommes d'équipage et se dirigea au sud-ouest le long des côtes inexplorées de l'Australie, en doubla la pointe méridionale, découvrit la magnifique baie de Port-Western, et put annoncer à son retour, que la terre méridionale de Van Diémen appartenait à une île distincte de la Nouvelle-Hollande... Le problème géographique était résolu en 1798. Il n'en était pas de même de la question anthropologique...

 De nos jours, notons que le Journal des Savants paraît encore...

Quelques lumières

 

Un parlementaire, Denis de Sallo est chargé par Colbert de rédiger l’hebdomadaire Journal des Sçavans en 1665. S’étant livré à une légère critique du pape et d’un écrivain protégé, notre aimable journaliste sera vertement remercié et remplacé par le sage abbé Galois dès 1666. Ce journal traite de sujets nobles : sciences, histoire, religion, voyages…
Cette publication paraît deux fois par mois en France, en Hollande et en Allemagne. L’édition de Paris est la plus surveillée par le pouvoir.

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JOURNAL DES SCAVANS du Lundy 27 décembre 1676 à Amsterdam : « Balance Atithmétique, sa description et son usage pour connoistre les nombres par le poids, communiquée par M. Cassini.
Cette Balance consiste en une verge AB suspenduë de son point d’équilibre C, qui la divise en deux bras AC et BC… Chacun de ces bras est divisé en parties égales, dont l’ordre commence du point de l’équilibre C… L’usage de cette Balance est de connoistre le poids et le prix des marchandises et de faire des règles de Multiplication, de Division et la règle de Trois… Si on veut se servir de cette Balance pour peser les marchandises, il faut mettre à un des bras un contrepoids d’une livre ou d’une once…en telle manière qu’il puisse couler le long du bras… et de l’autre côté il faut mettre un fil de soye pour soûtenir la marchandise… Si on veut sçavoir le prix de toute la marchandise à raison du prix convenu, par exemple de sept sols la livre, mettez le fil qui soûtient la marchandise à la septième division…ensuite, faites couler le contrepoids sur l’autre bras jusqu’à ce qu’il soit en équilibre et alors le nombre de divisions depuis le point C jusqu’au contrepoids sera le nombre des sols ou valeur de la marchandise pesée… ».
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JOURNAL DES SCAVANS du lundi 21 avril 1704 à Paris : « Le tremblement de terre par le Révérend Père le Febvre de la Compagnie de Jésus, 1704 – Dans l’Antiquité, les Philosophes reconnoissent plus d’une cause des tremblements de terre. Lucrèce dit que la terre est au dedans comme on la voit dehors. Que dans son sein, elle renferme des cavernes, des vents, des lacs, des rivières… Et que ce sont, tantôt ces vents furieux ou ces rivières rapides : tantôt ces cavernes spacieuses ou ces rochers mal soutenus, qui donnent lieu aux secousses violentes… Le Père le Febvre enfin rend à celuy qui seul a fondé la terre, le pouvoir de l’ébranler ; il reconnoit que c’est Dieu qu’on doit tâcher de fléchir dans les malheurs qui affligent les hommes… ».

Journal des Sçavans 1676

 

 

Edition de Paris, 1704

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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